« J’ai longtemps cherché un endroit qui n’existait pas. Une pièce où la lumière serait douce, où les matières répondraient à la peau, où l’on pourrait dire ses désirs à voix basse sans craindre d’être mal entendu. Faute de la trouver, je l’ai composée moi-même.

Ni hôtel, ni commerce — une salle de jeu, mienne. On y vient pour jouer, pour s’abandonner, pour se laisser surprendre. Entre vous, si vous êtes mes invités. Guidés par moi, si vous le souhaitez. Toujours à Paris, toujours derrière une porte que je n’ouvre qu’à ceux qui savent l’attendre. »

Monsieur R

Franchissez la porte et le monde disparaît.

Ici, tout est conçu pour le désir.

La Chambre ne se contente pas de vous accueillir : elle vous prépare. Elle fait naître cette chaleur sourde au creux du ventre, cette moiteur entre les cuisses, ce frisson qui descend le long de la colonne vertébrale. Quand je guide, je ne commande pas — je murmure ce qui pourrait arriver. Je laisse le désir faire son œuvre, brut, lent, inexorable.

Entrer dans la Chambre, c’est accepter, dans un frisson, que votre corps ne vous appartienne déjà plus tout à fait. C’est sentir, au plus profond de votre chair, que vous êtes prêt à vous abandonner.

L’élégance, toujours

Ici, l’élégance ne s’efface pas devant le hard — elle l’épouse, lentement, sans rougir. Le lit cerné de barreaux referme la scène sur ceux qui s’y donneront. Un cep de bois sombre descend pour saisir les poignets offerts à la hauteur exacte où je veux les voir trembler. Un fauteuil de cuir, hérité d’un autre usage, ouvre ses étriers chromés à qui veut s’y livrer, cuisses écartées avec indécence sans plus aucun refuge. Et dans l’air, suspendue, une balançoire attend, prête à offrir un corps en lévitation à toutes les caresses de celles et ceux qui sauront le prendre, le retourner, le faire jouir.

Deux manières de vivre la Chambre

Entre vous

Pour les membres qui le souhaitent, je peux vous ouvrir la Chambre pour vous seuls. À deux, à plusieurs, peu importe le nombre des corps qui s’y mêleront. Ce n’est ni une location ni une chambre d’hôtel : c’est ma salle de jeu, que je vous prête pour quelques heures, parce que j’aime savoir qu’elle vit, qu’elle frémit. Chaque demande me parvient directement, et c’est moi qui réponds. Je regarde la date, je devine le moment, je m’assure que vos envies trouveront ici de quoi s’épanouir. C’est moi qui vous accueillerai sur place, le jour venu, qui ouvrirai la porte et la refermerai derrière vous quand tout sera dit, gémi, consommé.

Guidés par moi

L’autre porte d’entrée, c’est moi. Femmes seules ou couples, vous pouvez me demander de composer pour vous une expérience — la vôtre, jamais la mienne. J’écoute ce que vous désirez, je devine ce que vous n’osez pas encore me dire, et j’imagine : une mise en scène, une atmosphère, parfois une rencontre avec celles ou ceux que j’aurai choisis pour répondre exactement à votre envie, à votre faim. Je règle les lumières, je place les corps, je guide une main vers une cuisse, une bouche vers un sex, je murmure aux uns ce que les autres ignorent encore. Je suis votre metteur en scène, votre confident, votre régisseur du désir — celui qui veille à ce que rien ne dérape, et qui jouit, à sa façon, de vous voir trembler, supplier, jouir.

Pour lever toute ambiguïté, je précise que mon rôle est strictement bénévole et limité à l’organisation et à l’accompagnement dans un cadre associatif ; il ne s’agit en aucune façon d’une prestation sexuelle rémunérée, et je ne perçois aucune contrepartie financière.

Sous ma protection

Si la Chambre laisse autant de place au désir, c’est parce qu’elle est tenue. Plus le cadre est solide, plus l’abandon devient possible — et c’est parce que je veille, sur le consentement comme sur l’hygiène et la santé, que vous pouvez vous laisser aller.

Le consentement, ici, n’est jamais acquis une fois pour toutes : c’est une parole qui se renouvelle à chaque seuil. À tout instant, n’importe qui peut dire stop — et tout s’arrête.

La Chambre est un lieu de jeux où la domination consentie et la soumission désirée ont toute leur place. C’est sa nature, c’est sa beauté, et c’est précisément ce qui attire celles et ceux qui en passent la porte. Mais qu’on s’entende bien : la domination n’a rien à voir avec la violence. La domination se construit dans le consentement, le respect, le désir partagé. La violence, jamais — et je précise : même demandée, même négociée, même justifiée par un fantasme, la violence n’a pas sa place ici. Ce n’est pas une question de cadre, c’est une question de philosophie, et c’est la mienne.

Tout cela vaut lorsque je suis présent — quand je vous accueille, quand je vous guide. Si vous venez entre vous, mes principes deviennent vos repères : à vous de les faire vivre, sous votre propre responsabilité.

Mettez en scène vos désirs

Vous avez lu jusqu’ici. Vous savez ce que la Chambre peut accueillir, ce que je peux composer, ce que je ne ferai jamais. Reste une chose : ce que vous portez, vous, à cet instant — cette envie qui vous a fait descendre la page, ce fantasme que vous n’avez peut-être jamais formulé à personne, ce désir qui mérite mieux que de rester en vous. Dites-le-moi. Sans pudeur, sans précautions, sans devoir parler comme un manuel : vos mots tout simplement.

Chaque demande me parvient directement, et c’est moi qui réponds, personnellement.

Le jour venu, je vous accueille à la Chambre et ce qui sera resté inavouable jusqu’à votre message deviendra, ce jour-là, la chose la plus juste du monde.

Votre demande

Votre envie

Votre message me parvient directement et n’est partagé avec personne. Je le conserve le temps de nos échanges, puis le supprime.

La Chambre, écho de l’esprit du LuX

La Chambre n’est pas une extension du LuX, elle en est, peut-être, la forme la plus dense : le refus du vulgaire, le soin du désir, l’élégance dans l’audace, la confiance comme préalable à la jouissance. Ce qui se vit au LuX dans nos évènements, la Chambre le ramasse, l’intensifie, le porte à son point d’incandescence.

Ce que nous cherchons partout au LuX — l’excitation lente, le désir cultivé, le plaisir partagé entre adultes consentants —, la Chambre vous l’offre, nu, intime, et sans plus aucune distance entre vos fantasmes et leur accomplissement.